SMRA68 - Syndicat Mixte Recyclage Agricole du Haut-Rhin

 

Les expérimentations locales

 

3 essais pour vérifier l’impact des épandages.

Dans le Haut-Rhin, pour répondre aux sollicitations des agriculteurs, le SMRA68 et l’INRA avec d’autres partenaires ont mis en place 3 essais locaux pour évaluer les risques des épandages de boues pour la santé et l’environnement.

 

Description des 3 essais

L’objectif est de recueillir sur du long terme des références locales en conditions réelles d’emploi.
Différentes boues (urbaines, industrielles, compostées) sont comparées, sur divers types de sol (acide, basique), avec diverses cultures (maïs, blé, betterave, orge).
Les boues sont épandues sur ces essais à la fréquence habituellement pratiquée (tous les 2 ans).
Les polluants toxiques sont mesurés dans la terre, dans les cultures et dans l’eau qui percole dans le sol. Ces mesures sont comparées aux mêmes mesures effectuées sur des témoins sans boues.
Les polluants analysés sont des métaux lourds, par exemple le plomb, le mercure, le cuivre, et des composés traces organiques, comme les PCB ou le naphtalène.
On profite également de ces essais pour confirmer l’intérêt agronomique des boues (suivi de l’azote, du phosphore, de la matière organique…).

 

Résultats des 3 essais : pas de risques avérés mesurés

Teneurs dans les plantes

Dans l’essai le plus ancien du Haut-Rhin (1995-2006), on a suivi les teneurs en métaux lourds dans le maïs. Après 5 épandages de boues, ces teneurs sont très faibles et inférieures aux limites recommandées.
Par ailleurs, qu’on épande ou non des boues, les teneurs en métaux lourds dans le maïs sont identiques. On observe même une diminution des teneurs de certains métaux quand on épand des boues chaulées.

Teneurs dans le sol

Au bout de 10 ans, sur les teneurs dans le sol de 11 métaux lourds, seule une légère augmentation des teneurs en cadmium et bore est détectable bien que ces teneurs restent très faibles.

Cas d’un métal lourd, le plomb

Après 5 épandages de boues, la teneur en plomb de la terre n’évolue pas.

Par ailleurs, les apports et les exports de plomb dans le sol sont très faibles par rapport au stock naturel initial du sol.

 

A noter que les teneurs en composés traces organiques sont inférieures à ce que les appareils d’analyse peuvent mesurer, dans les maïs, comme dans les terres.

 

Journée technique RSPRO

En novembre 2007, les résultats mutualisés de ces 3 essais ont été présentés à Colmar lors d’une journée technique organisée par le SMRA68, l'INRA de Colmar et l'INRA de Versailles-Grignon.

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